
De gauche à droite : Isabelle Cossette, physiothérapeute; Bruno Haché; Nathalie Séguin, entraîneure.
Saviez-vous que Bruno Haché, un champion parapanaméricain, travaille à l’Institut Nazareth et Louis-Braille?
Le 31 août dernier, Bruno Haché, ouvrier de maintenance dans notre établissement, a permis au Canada de remporter la médaille de bronze de goalball aux Jeux parapanaméricains de Lima au Pérou. Le Québécois a été dominant tout au long de la partie contre le Venezuela en marquant 8 des 13 points de son équipe. Le Canada a triomphé avec un pointage final de 13 à 11.
« Nos adversaires sont sortis plus forts que ce à quoi nous nous attendions. Nous avons rapidement pris les devants et notre succès en attaque nous a mis en confiance, même si nous ne sommes pas satisfaits de notre performance défensive » a mentionné M. Haché.
Il faut savoir que Bruno Haché a eu une détérioration de sa vision à l’âge de 18 ans pour des raisons héréditaires et il a ensuite découvert le goalball à l’âge de 23 ans. Depuis ce temps, il a participé à cinq championnats du monde et quatre Jeux paralympiques. Au fil des ans, il a reçu de nombreux honneurs, dont le titre du joueur ayant le plus grand esprit sportif au Championnat canadien 2014 et celui de joueur le plus utile au Championnat canadien de 2008 et 2012. M. Haché tenait à remercier l’Institut Nazareth et Louis-Braille de l’avoir toujours soutenu dans ses démarches sportives.
Le goalball a été inventé en Europe en 1946, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, comme moyen de réadaptation pour les vétérans ayant une déficience visuelle. Le but du jeu est de faire rouler un ballon sonore au sol de manière à ce que l’équipe adverse ne réussisse pas à le bloquer avant qu’il ne pénètre dans le but. Les joueurs en défensive tentent d’arrêter le ballon en se couchant sur le côté.
Ce sport est ouvert aux athlètes ayant une déficience visuelle, peu importe leur différence d’acuité visuelle, ce qui explique qu’ils doivent jouer avec un masque opaque. La perception visuelle de chaque joueur, si infime soit-elle, est ainsi réduite à zéro et tous les joueurs sont sur un pied d’égalité.
Pour en savoir plus sur ce sport, consultez le site de l’Association sportive des aveugles du Québec.
