
C’est moi, Mark Bedford. Pompier à Otterburn Park et fier ambassadeur du Défi des générations contre le cancer.
Le titre de mon premier billet publié la semaine dernière vous a appris que j’ai deviné mon diagnostic avant que le médecin ne le prononce. « C’est la leucémie? ». C’était ça. Pourquoi le savais-je? Parce que j’avais déjà entendu les mots « plaquettes très basses », « globules blancs inexistants » chez un petit voisin qui a combattu la leucémie.
Ce que je ne savais pas, c’était qu’au moment où l’on recevait un diagnostic de maladie grave, on vivait une prise en charge de type « raz-de-marée ». Je m’explique. Je suis allé à mon hôpital régional sur mes deux jambes. Je savais que quelque chose clochait, mais je pouvais encore marcher. Vu la gravité de mon diagnostic, on a dû me transférer à l’Hôpital Charles-Le Moyne puisque c’est là que se trouve le Centre intégré de cancérologie de la Montérégie et donc, les spécialistes.
J’aurais pu prendre un taxi. J’aurais même pu m’y rendre en voiture. Mais non. On m’a transféré en chaise roulante, attaché dans un transport adapté. C’était certainement la meilleure chose à faire puisque j’étais quand même sous le choc du diagnostic. Pourtant, tout le long du trajet, je ne pensais qu’à une chose : on dirait Hannibal Lecter dans le film Le Silence des agneaux!
Heureusement, tout le personnel était très prévenant! Mais même avec toute la délicatesse du monde, lorsque l’une des premières questions que l’on vous pose est : « S’il arrive quelque chose, voulez-vous être réanimé? », ça vous donne quand même tout un choc! Mais bien sûr que je veux être réanimé! Bien sûr, que je veux vivre!
Et j’ai vécu. Grâce à ce gros système qui m’a happé. Composé de gens dévoués jusqu’au bout des doigts et dont j’aurai certainement le plaisir (et l’honneur!) de vous parler parfois dans mes chroniques.
Mark