Le CHSLD Gertrude-Lafrance participe à une initiative pour améliorer la qualité de vie des aînés hébergés

Le CHSLD Gertrude-Lafrance est l’un des 24 centres d’hébergement au Québec qui participent à une démarche visant à réduire la prescription d’antipsychotiques aux aînés résidant dans les CHSLD. L’initiative se nomme OPUS – AP pour Optimiser les pratiques, les usages, les soins et les services – Antipsychotiques.

Au Québec, entre 40 % et 60 % des personnes âgées qui vivent dans un centre d’hébergement prennent des antipsychotiques, alors que seulement 5 % à 10 % de ces personnes en auraient réellement besoin. Ces médicaments sont utilisés pour réduire les troubles de comportement, c’est-à-dire les symptômes psychologiques et comportementaux de la démence (SCPD) liés à la maladie d’Alzheimer ou à d’autres formes de démence. Or, on sait maintenant que ces médicaments sont peu efficaces pour traiter plusieurs SCPD et, par le fait même, ils augmentent les risques de chutes, de pneumonies et d’accidents vasculaires cérébraux, entre autres.

L’initiative a été mise en place par les présidents-directeurs généraux à l’issue du Forum sur les meilleures pratiques en CHSLD, l’an dernier. Les PDG s’étaient engagés à mettre en œuvre des gestes concrets afin d’améliorer la qualité de vie des aînés vivant dans les centres d’hébergement.

Un travail d’équipe
La démarche sera menée d’abord au troisième étage du CHSLD Gertrude-Lafrance. Les résidents seront choisis selon les critères d’inclusion et d’exclusion définis par le projet OPUS-AP. Une équipe interdisciplinaire (médecin, pharmacien, personnel soignant, ergothérapeute, conseillère en milieu de vie, etc.) sera mise à contribution pour comprendre les SCPD et trouver des interventions non pharmacologiques efficaces afin de diminuer ou cesser les antipsychotiques. La collaboration des familles sera sollicitée. La médication de ces personnes sera révisée et les antipsychotiques seront réduits progressivement.

L’équipe interdisciplinaire partagera avec les familles ses observations sur le comportement de la personne et discutera avec elles des interventions de remplacement : recréothérapie et musicothérapie, par exemple. Des données seront recueillies afin de mesurer le succès de l’initiative.

Au Nouveau-Brunswick, une démarche en ce sens a permis de réduire ou de cesser avec succès les antipsychotiques chez 43 % des aînés hébergés.

L’équipe est enthousiaste de commencer ce beau projet.

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