Selon une récente étude, pour un patient hospitalisé, une moyenne de 75 personnes a accès aux renseignements concernant son état de santé de son arrivée jusqu’à son départ. Il arrive également que des personnes y accèdent uniquement par curiosité. Si ces indiscrétions peuvent sembler sans conséquences, elles représentent pourtant une atteinte au respect à la vie privée et au droit à la confidentialité.
Le respect de la vie privée doit couvrir tant la protection des renseignements consignés au dossier de l’usager que l’information entendue à son sujet. Même quand l’aménagement des espaces n’est pas toujours propice à protéger leurs renseignements, la vigilance de chacun peut sans aucun doute contribuer à améliorer les pratiques.
Voici quelques exemples d’indiscrétions :
- Consulter le dossier médical ou administratif ainsi que les renseignements dans un applicatif informationnel concernant un collègue, un parent, un voisin, une personnalité publique ou une personne citée dans les médias qui demeure sur le territoire desservi par nos services;
- Écouter une discussion à côté d’une porte ouverte;
- Prendre connaissance d’un document ne nous appartenant pas au télécopieur, sur un bureau ou sur un écran.
Ces comportements vous semblent peut-être anodins, mais ils peuvent causer un préjudice grave à la personne affectée, ainsi qu’à la réputation de l’établissement. Sachez également qu’un bris de confidentialité peut engendrer des mesures disciplinaires; comme le dit le proverbe : « le jeu n’en vaut pas la chandelle ».