En janvier 2018, la phase 1 de la démarche OPUS – AP (antipsychotiques) a été lancée dans 24 CHSLD du Québec.
Pour notre établissement, l’unité prothétique du 3e étage du CHSLD Gertrude-Lafrance a été choisie pour participer à cette première phase. Un grand merci aux professionnels, aux médecins ainsi qu’aux résidents et à leurs proches qui ont contribué au succès de cette première étape. La cessation ou la diminution de dose d’AP fut l’occasion de mettre en place des approches non pharmacologiques jamais utilisées auparavant et adaptées à chaque résident, afin d’améliorer leur qualité de vie.
Une phase 2 à venir
Rappelons qu’au Québec entre 40 et 60 % des résidents en CHSLD prennent des AP sans avoir reçu un diagnostic de psychose. On prescrit parfois des AP aux résidents qui présentent des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) liés à la maladie d’Alzheimer ou à une autre démence, tels que de l’agitation verbale ou physique, des problèmes de sommeil ou d’errance. La recherche nous démontre que ces médicaments sont peu efficaces pour soulager ces troubles de comportement et qu’il y a plus de risques de somnolence, chutes, tremblements au repos, etc.
Compte tenu de ces données et des résultats concluants recueillis à l’échelle provinciale lors de la phase 1 de la démarche, la deuxième phase sera bientôt lancée, en mars, dans 331 unités de soins dans 134 CHSLD.
L’ensemble des CHSLD Champlain et Henriette-Céré ainsi que 2 unités supplémentaires du CHSLD Gertrude-Lafrance et une unité du CHSLD Val-Joli y participeront. Des équipes multidisciplinaires composées de médecins, pharmaciens, chefs d’unité, infirmières, infirmières auxiliaires, préposés aux bénéficiaires et autres professionnels concernés ont été constituées et celles-ci recevront la formation requise afin de déployer avec succès la deuxième phase de la démarche.