
Sur la photo, on aperçoit plusieurs professionnels de l’INLB qui ont participé à la réadaptation en lien avec l’Argus II. Sylvie Bilodeau, directrice des programmes de déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et de déficience physique au CISSS de la Montérégie-Centre; Laura Rivard, spécialiste en orientation et mobilité, Geneviève Lizé, spécialiste en activités cliniques; Marie-Josée Sénécal, optométriste; et Marie Courchesne, psychologue.
L’Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) a remporté le deuxième prix dans la catégorie projet interdisciplinaire aux Prix reconnaissance Caisse Desjardins du Réseau de la santé 2018 de l’Association des conseils multidisciplinaires du Québec.
L’INLB a obtenu cette distinction pour la prise en charge de la clientèle avec prothèse rétinienne Argus II. Au cours de la dernière année, quatre personnes non voyantes ont reçu une prothèse Argus II qui permet de retrouver une certaine perception visuelle grâce aux services de réadaptation adaptés à cette nouvelle technologie.
Les chirurgies ont été réalisées par l’équipe de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et toute la phase de réadaptation a été offerte par des professionnels de l’INLB (optométriste, spécialiste en orientation et mobilité, spécialiste en réadaptation en déficience visuelle).
L’INLB et l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ont implanté un corridor de services, incluant un intervenant pivot. Ils ont également créé des protocoles d’évaluation et d’intervention pour encadrer cette collaboration. L’équipe de réadaptation de l’INLB et l’usager ont élaboré un plan d’intervention individualisé pour permettre à ce dernier d’apprendre à utiliser l’implant de façon optimale et à comprendre l’information visuelle générée par le système.
Rappelons que l’Argus II est une caméra, montée sur des lunettes, qui transforme les images captées en impulsions électriques à l’aide d’un petit ordinateur que le patient porte sur lui. Les impulsions sont ensuite transmises à un implant installé sur la rétine de l’œil, ce qui stimule la perception de lumière au cerveau. Bien que la vision du patient ne soit pas claire, l’implant peut améliorer la capacité d’une personne non voyante à mener ses activités quotidiennes en lui permettant, par exemple, de reconnaître des formes ou de gros objets, de localiser des gens et suivre des lignes ou distinguer des contours.