
Une salle de réunion située dans les locaux de l’INLB a été reconvertie en salle de jeux pour accueillir les usagers du service de répit.
Depuis le début de la pandémie, les familles québécoises doivent faire preuve de créativité pour composer avec la fermeture des écoles, des garderies et d’organismes communautaires. L’interruption des services de répit dispensés par certains organismes amène une difficulté supplémentaire dans le quotidien des familles avec un ou plusieurs enfants, adolescents ou adultes vivant avec une déficience intellectuelle, physique ou un trouble du spectre de l’autisme.
Au fait de ce bris de service, la Direction des programmes déficience (DI-TSA, DP et DV) s’est rapidement mobilisée afin de mettre sur pied un service de répit d’urgence offert à domicile ou dans les locaux du CISSS. Proposé aux familles ciblées par les intervenants-pivots, le service consiste en fait en une journée de pause pour les parents et d’activités pour l’enfant/adolescent/adulte qui est pris en charge par un ou deux intervenants volontaires. À ce jour, 35 familles ont été identifiées par les intervenants afin de recevoir cette aide d’urgence.
« Il faut comprendre que ce service est essentiel pour plusieurs parents qui se retrouvent isolés et dépourvus de l’aide qu’ils reçoivent habituellement. On veut éviter que des parents se retrouvent épuisés, à bout de souffle », explique Marie-Claude Parent, chef de service DI-TSA et DP–continuum des services intégrés Enfance jeunesse.
Ainsi, depuis maintenant deux semaines, des intervenants se relaient pour offrir ce service temporaire en se rendant au domicile de la famille ou en accueillant l’usager dans un local du CISSS adapté pour l’occasion. Selon les goûts et les capacités de l’enfant/adolescent/adulte, l’intervenant peut réaliser des activités artistiques, des jeux moteurs, regarder un film, etc.
« Je suis très fière de mon équipe qui est vraiment sortie de sa zone de confort pour offrir ce service essentiel aux familles », conclut Mme Parent.