
De gauche à droite : Dr Jean-Sébastien Trudel, radiologiste, Michèle D’Astous et Catherine Meunier, technologues en imagerie médicale spécialisées en mammographie, Gina Girard, chef des services d’imagerie médicale, et Liliane Caron, assistante-chef de la radiologie.
Dans le cadre des travaux de l’agrandissement majeur de l’Hôpital du Haut-Richelieu, le Service d’imagerie médicale vient d’acquérir un tout nouveau système de mammographie numérique à la fine pointe de la technologie. L’installation du Senographe Essential de la compagnie GE Santé a été complétée le 23 octobre dernier, et les premiers examens ont été réalisés quelques jours plus tard.
L’achat d’un nouveau système de mammographie était nécessaire puisque l’ancien appareil arrivait à la fin de sa vie utile. De plus, les travaux de l’agrandissement impliquaient de relocaliser l’appareil dans une autre salle.
La nouvelle acquisition de l’Hôpital du Haut-Richelieu est un appareil « 3 dans 1 » qui permet de réaliser deux types d’examen et d’intervention avec le même équipement :
- L’examen de mammographie numérique crée des images 2D qui sont directement projetées sur un écran d’ordinateur au lieu d’utiliser des films ou des cassettes comme c’était le cas avec l’ancien appareil.
- L’examen de tomosynthèse remplace une des vues de la mammographie de base en réalisant 9 images à angles différents de la glande mammaire. Le résultat est une représentation 3D du sein qui permet au radiologue de repérer plus facilement les lésions qui sont masquées entre les tissus du sein.
- Les types d’interventions en stéréotaxie qui peuvent être réalisées à l’aide du nouvel appareil sont : la biopsie et l’installation d’un harpon. La biopsie consiste à prélever des échantillons d’une lésion suspecte dans le sein. La lésion est ciblée à l’aide d’un ordinateur. L’installation d’un harpon consiste à insérer un fil dans une lésion non palpable grâce à l’assistance d’un ordinateur. Ce fil sert de guide pour réaliser un prélèvement chirurgical à l’endroit très précis où se situe la lésion.
Les deux technologues en imagerie médicale spécialisées en mammographie de l’Hôpital du Haut-Richelieu, Michèle D’Astous et Catherine Meunier, ont reçu neuf jours de formation pour apprendre toutes les fonctions de leur nouvel outil de travail. « Le nouveau système modifie en profondeur notre pratique, mais je n’y vois que du positif ! Et il y a de nombreux bénéfices associés à la tomosynthèse pour les patientes », explique Michèle D’Astous.
En plus de réduire de moitié la dose de radiation reçue par les patientes lors de leur mammographie, le Senographe Essential offre une meilleure qualité d’images et une plus grande précision dans l’identification des lésions. De plus, grâce à la technologie utilisée, les radiologues auront moins recours à des clichés supplémentaires, ce qui évitera à la patiente de devoir revenir à l’hôpital.