Un appareil de tomodensitométrie au service des patients atteints de la COVID-19

De gauche à droite : Émilie David, chef intérimaire de l’imagerie médicale, Philippe Leblanc, physicien au Service de génie biomédical, Julie Audet, assistante chef de l’imagerie médicale et Dr Geneviève Boisvert, radiologue en chef à l’Hôpital Charles Le-Moyne

Peu après le début de la pandémie de COVID-19, le ministère de la Santé et des Services sociaux a désigné l’Hôpital Charles-Le Moyne comme l’un des centres hospitaliers chargé du diagnostic et du traitement des patients atteints de la COVID-19. Cette désignation a non seulement entraîné la transformation de l’unité de court séjour en unité de soins intensifs COVID-19, mais elle a aussi amené plusieurs services à revoir leur façon de faire dans un très court laps de temps.

L’un des enjeux rencontrés fut l’emplacement du service d’imagerie médicale. Afin de diminuer le risque de transmission de la COVID-19 lors du transport de patients de la salle d’urgence au service d’imagerie médicale, il fallait trouver un moyen de mettre en place un système de tomodensitométrie (CT-scan) dans la « zone rouge » de l’hôpital.

« Nous voulions nous assurer que le risque d’infection associé au transport de patients était considérablement réduit, d’où la nécessité d’installer un appareil de tomodensitométrie dans la zone que nous avions désignée pour traiter les patients infectés par la COVID-19 », commente la docteure Geneviève Boisvert, radiologue en chef à l’Hôpital Charles-Le Moyne.

Un appareil correspondant aux critères recherchés a été rendu disponible rapidement. Le processus s’est amorcé le 6 avril avec l’autorisation de l’achat par le ministère de la Santé et des Services sociaux. S’en est suivie l’installation du système; la plus rapide jamais effectuée dans l’histoire de la compagnie Siemens. En tout, cinq semaines se sont écoulées entre la demande et la 1re utilisation de l’appareil avec un patient. En règle générale, ce processus prend au minimum de six à douze mois.

L’équipe de l’imagerie médicale s’est mobilisée tout aussi rapidement et tous les technologues devant utiliser le nouvel appareil ont reçu la formation requise, tout en respectant les mesures de distanciation physique.

Le défi était de taille. Grâce au travail d’équipe et à l’efficacité des acteurs-clés des services concernés, tels que Julie Audet, assistante chef de l’imagerie médicale, Philippe Leblanc, physicien au Service de génie biomédical, François Billette, responsable de projet à la Direction des services techniques, Mayssaa Al-Hayek, chef de service de génie biomédical et Émilie David, chef intérimaire de l’imagerie médicale, celui-ci a été relevé avec brio. Bravo à tous ceux et celles qui ont participé à ce succès.

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