Mois national de la surdicécité : comprendre cet handicap

Saviez-vous que 95% des apprentissages réalisés par l’être humain sont faits grâce à la vision et à l’ouïe? Au Québec, plusieurs personnes vivent sans ces deux sens. Appelée surdicécité ou double déficience sensorielle, cette condition physique nécessite des interventions très spécialisées qui permettent aux usagers de mener une vie normale. Le contexte actuel de pandémie et la distanciation sociale rendent la situation encore plus complexe autant pour les usagers que pour les intervenants. Juin est le mois national de la surdicécité;  profitons de cette occasion pour démystifier et comprendre ce handicap ainsi que le travail réalisé par les intervenants.

Un programme conjoint pour un handicap à deux volets

Depuis 2004, l’Institut Nazareth et Louis-Braille travaille conjointement avec l’Institut Raymond-Dewar pour offrir des services aux usagers de la Montérégie, de Montréal et de Laval. Sous un même programme, l’usager a accès à des services surspécialisés répondant à ses objectifs de réadaptation. Bien que chaque intervenant ait sa profession spécifique (audiologiste, optométriste, ergothérapeute, orthophoniste, spécialiste en orientation et mobilité, spécialiste en réadaptation en déficience visuelle, éducateur spécialisé, travailleur social, psychologue), tous ont l’expertise pour travailler auprès des usagers atteints de surdicécité. C’est dans cette capacité d’adaptation que réside la grande force de l’équipe.

Des interventions spécifiques en contexte exceptionnel

Puisque, en général, la surdicécité entraîne de la difficulté dans l’accès à l’information à distance, le contexte exceptionnel de pandémie rend le travail des intervenants très complexe. Les mesures mises en place telles que l’ajout de plexiglas, la distanciation physique, les marquages au sol ainsi que les nombreuses informations écrites augmentent les difficultés des personnes ayant une surdicécité. Le travail des intervenants est donc encore plus important pour permettre à ces personnes de se déplacer et d’avoir accès aux services essentiels. L’Institut Raymond-Dewar a produit une vidéo dans laquelle il est possible de bien saisir l’importance du rôle des intervenants dans le contexte actuel. Vous pouvez visionner cette vidéo ici : https://vimeo.com/432848726/b5ae8dc2e1

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